Le bien être émotionnel

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Gérer ses émotions apporte le bien être émotionnel. Or ce bien être émotionnel découle d’un apprentissage que l’on fait quand on est enfant mais que l’on peut faire, à défaut, quand on est adulte. Cet apprentissage découle sur une compétence qui permet de se positionner confortablement socialement.

Aujourd’hui tout le monde le reconnait, cette compétence émotionnelle est très importante dans le développement de la personne, enfant ou adulte.

Qu’est-ce qu’Une émotion ?

Juste un petit rappel, car j’ai déjà écrit un article sur les émotions.

Les émotions sont fondées sur la nécessité de survivre : pleurer, s’enfuir, crier, rire, s’unir… Elles ne sont pas consciemment contrôlées.

Pour définir simplement et facilement une émotion, on peut retenir qu’une émotion est émotion si on peut dire que les animaux peuvent avoir la même. Autrement dit, on peut retenir

la peur

la colère

la tristesse

la joie.

Toutes les émotions sont utiles. Mais certaines nous mettent mal à l’aise. Certaines nous sont désagréables, inintéressantes dans la situation ou inappropriées.

Ce sont ces émotions là qu’il est nécessaire d’apprendre à gérer, sachant surtout que comme l’émotion va être suivie par un comportement, nous risquons d’agir contre nous mêmes et d’avoir alors une expérience nuisible à notre estime de nous.

Il faut donc apprendre à gérer les émotions désagréables pour notre bien être et il faut également apprendre à nos enfants à les gérer.

NB : Il ne faut pas confondre émotion et sentiment. Contrairement aux émotions, la palette des sentiments est immense et riche. Un sentiment a toujours une émotion pour source.

Gérer ses émotions, c’est quoi au juste ?

Depuis une vingtaine d’années, le discours sur la gestion des émotions s’est intensifié et on parle de gestion des émotions, parfois en culpabilisant les gens qui n’y parviennent pas. Ce n’est pas une compétence innée, c’est une compétence qui s’apprend.

Ainsi, gérer ses émotions c’est :

  1. Reconnaître
  2. Comprendre
  3. Nommer
  4. Exprimer
  5. Agir

Par exemple : Hier, j’ai voulu payer des frais de parking en utilisant ma monnaie à introduire dans une machine. Il y en avait pour 16€ et j’avais justement 2 billets de 10€ dans mon porte-monnaie, ainsi que quelques euros en pièces (mais moins de 6).

Le premier billet passe, mais pas le second. Je le prends dans l’autre sens. Rien. Dans un autre sens, rien. J’ai senti la colère monter en moi. Dans n’importe quel sens, la machine refusait de prendre mon billet qui ressemblait comme deux gouttes d’eau au premier. (J’ai d’ailleurs testé le remplacement du premier par le second et donc du second par le premier, sans résultat).

  1. Je reconnais que j’ai une émotion et qu’elle est en train de me submerger et donc de me mettre mal à l’aise.
  2. Je comprends, donc je regarde la situation concrètement : 1. Je veux utiliser ma monnaie, 2.la machine prend un billet, ne prend pas le second billet. 3.La machine ne comprend pas ce que je veux faire et m’empêche de faire ce que je veux faire.
  3. Je nomme : donc je suis en colère
  4. J’exprime : oui, je suis en colère parce que je ne peux pas faire ce que je veux et que j’ai l’impression que c’est une machine qui me refuse ce droit. Je peux alors exprimer mon émotion sous forme de sentiment. Je suis frustrée, dégoutée, furieuse, vexée,… Je pourrais en trouver 10 autres qui me conviendraient…
  5. J’agis car il est inutile de rester en colère puisque je me sens mal à l’aise et que mon émotion est inappropriée (la machine s’en moque)  : Trois solutions s’offrent à moi. Soit j’annule le paiement, reprends mon billet de 10 et trouve le moyen de changer mes deux billets de 10 en un seul billet de 20 € (visiblement la machine n’accepte qu’un seul billet). Soit je paie en carte bancaire, renonçant à mon idée de payer avec ma monnaie. Soit encore, je cherche un responsable et attends son  explication pour marquer le fait que ce n’est pas « normal » (autrement dit, j’exprime ma colère à quelqu’un d’autre (ce qui n’est pas forcément approprié).

Dès que je me mets en action après avoir travaillé sur mon émotion, je peux dépasser ce qui m’a submergé et je retrouve mon bien être initial.

Décortiqué comme cela, le raisonnement peut paraitre difficile et lent. Mais comme toute compétence, elle s’améliore par la pratique. Et la pratique développe l’intelligence émotionnelle parce que la gestion des émotions est une compétence de l’intelligence émotionnelle.

Notez que s’il est nécessaire de gérer ses émotions si on se sent mal à l’aise, il est inutile d’essayer de faire quelque chose si vous ne ressentez pas de gêne. Exemple, votre joie vous porte à rire à gorge déployée et tout le monde autour de vous fait de même. Tant mieux. Inutile de gérer. Autre exemple : vous venez de perdre un ami et vous pleurer. Ce n’est pas inapproprié, c’est une réaction utile et normale.

Mais qu’est ce que l’intelligence émotionnelle ?

Dans les années 90, les psychologues John Mayer et Peter Salovay ont été les premiers à parler et à décrire ce qu’ils ont appelé l’intelligence émotive, à l’époque où l’intelligence QI était sur un piédestal et semblait indétrônable pour mesurer les cerveaux et comparer les hommes entre eux.

Aujourd’hui, on parle d’IE (ou EQ en anglais) et on comprend l’importance de cette compétence, allant jusqu’à lier la compétence émotionnelle à la compétence sociale. On parle alors d’aptitudes SEL (apprentissage social et émotionnel) et certains pays inscrivent ces aptitudes aux programmes scolaires.

Alors qu’est ce que c’est ?

L’intelligence émotionnelle est la capacité à identifier, nommer et gérer ses propres émotions  et celles des autres, de façon à ce qu’elles puissent guider l’action et la manière de penser car il y a un lien direct entre la capacité à exercer sa pensée critique et la capacité à gérer ses émotions et également un lien direct entre l’expression de ses sentiments et le sentiment de bien être.

La gestion des émotions et le sentiment de bien-être.

Tout monde traverse tout au long de la journée, une large palette d’émotions. Les enfants également. Par exemple, l’enfant peut au cours d’une journée avoir peur de parler en classe, être content de jouer avec son meilleur ami, être triste de recevoir une mauvaise note, être en colère après un camarade de classe….

On s’accorde à dire que le bien être influence la performance. Autrement dit, un enfant content et heureux a plus de chance de réussir qu’un enfant triste et malheureux. Et le fait de gérer ses émotions permet de prendre l’émotion puis de la dépasser.

Tout cela s’apprend.

La première leçon que je donne autant aux enfant qu’aux adultes, c’est l’apprentissage de la reconnaissance. Cela semble facile et pourtant !

Sur une feuille de papier, dessinez un cercle avec 4 cadrans. Dans chacun des 4 cadrans, écrivez le nom d’une émotion. Puis écrivez (ou racontez) une situation que vous venez de vivre pour donner un exemple à placer de chaque émotion. On peut utiliser le smiley pour les enfants parce que cette image leur parle beaucoup plus facilement que le mot.

Un autre exercice consiste à chercher les sentiments que l’on pourrait attacher à chaque émotion. En revivant les situations racontées, les mots décrivant nos sentiments peuvent relativement facilement se retrouver. Mais ce n’est pas une chose innée, comme je l’ai dit. Il faut apprendre.

Il y a aussi des exercices spécifiques  qui vont s’attarder sur une pour voir comment on pourrait faire pour se sentir mieux.

Par exemple pour les enfants ou adultes qui se mettent souvent en colère, je leur demande de me dire ce que leur meilleur moi, leur moi bienveillant envers eux mêmes aurait fait dans cette situation.

Peu à peu, un mécanisme se met en place. On prend l’habitude de réfléchir, de faire de la méta-cognition. Et on se sent de plus en plus à l’aise avec soi et avec les autres.

 

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