Petite formule en cas de stress ou d’angoisse

La formule « ça va aller »

On voit souvent dans un film ou une série, un personnage en train de soutenir quelqu’un qui souffre dire en matière de compassion : « ça va aller ».

Parfois même nos proches, ou un adulte s’adressant à l’enfant qui vient de se faire mal dire la formule qui me fait bondir : « ça va aller ».

Cela me fait bondir parce que je ne vois pas ce qui ça va aller.

Quand on est blessé·e soit physiquement ou moralement, il est difficile d’entendre cette formule: ça va aller. Cette formule est ancrée dans le présent et on imagine mal ce qui va aller. C’est comme si on disait à celui qui souffre : « ne t’en fais pas, ce n’est pas grave ». Presque comme si, notre douleur n’avait pas d’importance ou que personne ne voulait l’entendre.

Bien sûr que si, c’est grave puisqu’on a mal. La douleur est subjective. Cette sensation diffère d’une personne à une autre. Et si on souffre, quelque soit la « logique » de la sensation, on souffre, c’est tout. Et si on souffre beaucoup, alors on souffre beaucoup. Et si on s’angoisse beaucoup, alors on s’angoisse beaucoup. Il n’y a pas lieu de comparer, pas lieu de juger, pas lieu de comprendre. Juste le fait de reconnaître que ça ne va pas.

La formule : ça va passer

Tout passe...
Tout passe, tout a une fin.

J’ai pris ainsi l’habitude de parler à mes patient·es stressé·es ou angoissé·es d’une petite formule, qui loin d’être magique, a son efficacité car elle permet souvent de retrouver un calme relatif.

Je leur dis de se dire : « ça va passer » et de visualiser cet après. Après la douleur, après l’événement angoissant, après ce qu’ils vivent de dramatiquement pénible, ce sera comment ?

Cela veut dire se projeter dans l’avenir, y croire et penser que tout a une fin.

Lors d’un stress intense ou lors d’une angoisse forte, on peut se dire « ça va passer » tout en imaginant cet instant où toute souffrance, douleur est passée.

J’ai bien dit que ce n’était pas magique, mais si on pense que c’est vrai, qu’à un moment ou un autre, dans un temps qui n’est pas déterminé, on se voit en train d’apprécier le calme revenu, parce qu’on a déjà vécu ça ou parce que l’événement redouté est déjà arrivé puis reparti, parce qu’on a réussi un jour à dépasser la douleur ou la souffrance, alors cette petite phrase est utile.

On sait très bien que notre stress, notre angoisse est fluctuante. Parfois, tout est mis en sourdine et parfois, c’est presque insupportable. Ça va, ça vient… Tout passe, tout a une fin. En cas de stress intense ou d’angoisse intense, on sait que cette fin est normalement une fin calme où l’on se sent simplement bien.

Quand on a l’habitude d’être en stress intense à certains moments de notre vie ou quand on a déjà vécu des crises de paniques ou des moments d’angoisses intenses, la phrase prend de la valeur et on sait que c’est possible.

Et bien sûr, face à quelqu’un de proche que l’on voit souffrir, il suffit juste de reconnaître cette souffrance sans ajouter quoique ce soit.

Quand un enfant tombe et se fait mal, il est plus judicieux de dire : « oh, je vois que tu as mal. » La plupart du temps, l’enfant gère sa douleur.

Mais pour vous même ? La prochaine fois que vous avez mal (douleur physique ou douleur morale), la prochaine fois que vous angoissée ou qu’un événement est trop stressant, essayez cette formule : « ça va passer » tout en visualisant cet instant futur où ce qui n’est que difficilement supportable n’existera plus.

Mais bien sûr, si la première formule vous convient, alors gardez là. Le plus important étant de trouver quelque chose qui nous rassure et fonctionne sur nous.

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