L’hypnose clinique (2)

 

Depuis que j’utilise l’hypnose ericksonienne (voir mon premier article), je ne peux que constater l’excellence de cet outil thérapeutique. C’est une technique ajoutée aux TCC qui forment maintenant la base de ma stratégie de traitement.

 

 

Son utilisation m’a permis de comprendre que l’hypnose est une véritable cible de concentration. Elle permet à la personne hypnotisée de traiter l’information d’une façon différente. C’est un outil très efficace qui est intégré dans les techniques comportementales et cognitives pour traiter beaucoup de troubles différents.

L’hypnose permet au patient de se concentrer sur ce qui pourrait être modifié en lui pour acquérir un comportement, des pensées ou des émotions en adéquation avec ce qu’il vit. Par exemple, un dentiste qui utilise l’hypnose pour gérer l’anxiété et supprimer la douleur, offre à sa principale compétence un outil pratique pour le patient.

L’hypnose pour quels troubles ?

L’hypnose peut aider les patients qui veulent travailler sur des questions telles que :

– les troubles alimentaires,

– les phobies

– les troubles du sommeil,

– les anxiétés, les peurs, le stress

– les troubles post-traumatiques

– les troubles sexuels,

– les pensées obsessionnelles,

– les douleurs chroniques

Exemples d’utilisation de l’hypnose ericksonienne

Une femme avait été impliquée dans un accident de voiture très violent et souffrait ensuite du syndrome de stress post-traumatique avec des flashbacks qui l’handicapaient dans la vie quotidienne. Dépressive et très agitée, elle avait essayé plusieurs thérapies qui ne lui apportaient pas de solution pérenne. Pendant 4 séances, nous avons pu cheminer dans ses souvenirs afin de mieux comprendre et gérer les émotions et les pensées attachées à l’accident. Je lui ai appris l’auto-hypnose pour qu’elle parvienne à travailler seule sur les images de ses souvenirs. C’est cette concentration ciblée qu’elle a développé au cours de nos séances.

Il y a aussi cette autre femme qui avait entrenait des rapports douloureux avec une de ses grand-mères et qui, avec l’hypnose, a appris à gérer sa colère et à « ranger » son enfance dans un passé apaisant.

L’utilisation de l’hypnose

Les psychologues et les psychiatres peuvent utiliser l’hypnose à des fins thérapeutiques. Mais d’autres disciplines peuvent également faire ce travail aussi bien.

Mais les patients doivent faire attention et se méfier des hypnotiseurs qui utilisent l’hypnose pour le plaisir. L’hypnose a un but et ce n’est pas un divertissement. L’hypnose clinique appelle une formation et une expérience et doit être utilisée par ceux qui sont au courant des pratiques, de ses forces et de ses précautions.

Les débats autour de l’hypnose continuent. Les mécanismes qui rendent l’hypnose efficace est encore peu clairs. Son efficacité repose sur l’expérience clinique.

 

 

 

 

4 réactions au sujet de « L’hypnose clinique (2) »

  1. Mary Gohin Réponse

    J’ai expliqué ce qu’était l’hypnose ericksonienne et vous avez raison, je vais faire un article pour vous expliquer comment se déroule une séance d’hypnose. Je dis bien qu’il s’agit d’une hypnose ericksonienne où on ne perd jamais conscience de ce qui se passe en nous. Le thérapeute ne fait que des suggestions et donc lui, ne sait pas ce qui se passe. Toute hypnose ericksonienne a un but, un objectif thérapeutique. C’est celui là que l’on détermine ensemble avant toute transe.

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