La colère : comment la gérer ?

Qu’est-ce que la colère ?

La colère est une émotion, une réponse naturelle souvent automatique à la douleur, que la douleur soit physique ou mentale.

La colère se produit quand on se sent mal, quand on se sent rejeté, menacé ou délaissé. En fait, le type de douleur ne détermine pas le type de colère. La colère fait suite à la douleur si la douleur est ressentie comme désagréable. Mais la douleur n’entraine la colère que si elle est associée à une pensée négative, la pensée que quelqu’un d’autre tente de nous blesser.

La colère est une émotion sociale. Elle a toujours une cible, que ce soit une colère contre quelqu’un, contre quelque chose ou contre nous même.

On peut aussi constater que certaine fois, on se met en colère pour ne pas ressentir ou pour atténuer la douleur. La colère est alors un substitut à la douleur. La colère est comme une distraction, une façon de faire passer notre douleur à celui contre lequel est dirigée notre colère. J’ai mal alors je te fais mal.

La colère nous protège alors de la douleur et nous détourne de vrais sentiments. Elle nous aide à cacher la peur ou le sentiment de vulnérabilité que fait naître la douleur.  Nait alors un sentiment de justice, de puissance et de supériorité. Je suis en colère alors je n’ai plus peur et c’est moi qui ai le pouvoir. De plus, notre colère nous semble toujours justifiée.

La colère offre alors un coup de pouce à notre estime de soi. 

Le problème est que la colère ne fait pas disparaitre la douleur. Elle ne résout pas les problèmes et même souvent tendance à en créer de nouveaux, tant en ce qui concerne nos rapports sociaux que notre santé.

La gestion de la colère

On a souvent recours à la métaphore de la cocotte-minute pour parler de la colère. Que faire quand la cocotte-minute est en pression maximum ?

Il y a donc trois grandes façons de gérer la colère :

1. Enfouir sa colère

Dans le cas de métaphore de la cocotte-minute, il s’agit de maintenir la pression à l’intérieur de la cocotte minute.

C’est l’attitude la plus répandue : on cache sa colère, on met son mouchoir par-dessus et on tente d’oublier. Mais cette stratégie est souvent très couteuse. Sur la santé, parce que l’on peut alors développer des maladies psychosomatiques. Sur la relation à l’autre, parce qu’il est fort possible qu’un jour on ne puisse plus la cacher et qu’elle explosera souvent bien au-delà de ce qu’elle est réellement.

Autrement dit, en maintenant la pression de la cocotte-minute à l’intérieur, elle va exploser.

2. Exprimer sa colère

Dans le cas de métaphore de la cocotte-minute il s’agit de libérer la pression par à coup pour réduire la vapeur.

Cette stratégie considère la colère comme une pression intérieure qu’il est nécessaire d’évacuer avant qu’elle nous explose à la figure, comme pour éviter l’inconvénient de la stratégie n°1. Le problème est que souvent, cette expression va augmenter l’agressivité et que souvent, cela ne va faire qu’empirer la situation. L’expression de la colère peut être également être vécu comme se défouler avec son corps : par exemple courir ou taper dans un ballon.

3. Se débarrasser de la colère

Dans le cas de métaphore de la cocotte-minute, il s’agit alors de réduire la chaleur en baisant la flamme.

C’est une stratégie intéressante parce que, contrairement aux deux autres stratégies, une fois que l’on est débarrasser de la colère, on peut faire face à la douleur qui a provoqué la colère.

Comment se débarrasser de la colère ?

1. Faire une pause et compter jusqu’à 10

Quand on sent monter la colère, il faut absolument se retenir de parler. On peut prendre plusieurs inspirations volontaires lentes en comptant jusqu’à 10 en réfléchissant à ce qui peut être dit, c’est à dire tout ce que vous ne regretterez jamais.

2. Prendre le temps de s’auto-analyser

La colère étant la conséquence d’une douleur, essayez de comprendre ce qui vous a fait mal, pourquoi cela vous a fait mal.

Cette phase est très importante parce que vous touchez du doigt le vrai sentiment qui vous anime. Vous ne vous mentez pas, vous apprenez même quelque chose de vous.

3. Envisager les moyens d’action

Une fois que vous avez bien respiré, que vous avez compris ce qui vous avait fait mal, vous pouvez envisager la façon dont vous allez réagir.

 

Toute cette stratégie va vous permettre de reprendre le contrôle de votre environnement et de ne pas blesser vos relations sociales et votre corps.

 

 

 

 

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