Le génogramme ou génosociogramme

Le génosociogramme et le génogramme sont des outils de la psychogénéalogie.

Le génogramme est une sorte d’arbre généalogique construit sur 3 ou 4 générations, ascendantes et descendantes qui se construit en entretien individuel ou collectif.

Lors de la première séance, le tracé se fait de mémoire parce que les oublis ou les trous de mémoire parlent autant que les souvenirs. On y inscrit tout ce que l’on sait sur les membres de la famille, autant les dates, que les lieux, les métiers et les évènements familiaux. On y inscrit aussi les personnes et les animaux importants si cette importance a marqué la famille.

Par exemple, pour une des tantes, soeur de la mère de ma cliente, il a été impossible d’écrire plus que ce que la mémoire familiale transmettait : elle est morte pieds nus dans sa cuisine. Aucun autre élément ne venait en mémoire de ma cliente. 

Génogramme-1

Autre exemple, une de mes clientes me raconte qu’elle était très souvent confiée à la voisine. Or, hormis le prénom qui correspondait au prénom de son frère (Yvonne, Yves) et  son lieu de vie, ma cliente ne pouvait ajouter aucun renseignement sur cette femme présente pendant plus de 15 ans dans son enfance. 

Genogramme-2.JPG

L’entre séance est alors primordiale. Le consultant va rechercher les informations manquantes pour compléter son arbre. La recherche peut partir dans toutes les directions mais restera centrée sur ce qui a fait défaut ou ce qui a interpellé lors du premier traçage. 

Ma première cliente apprendra que mourir dans sa cuisine les pieds nus pourrait vouloir dire qu’elle est morte des suites d’un avortement. Son prénom Élodie est l’anagramme du prénom Odile. Sa stérilité est comme une réparation de la « faute » que sa tante a commise. 

Ma seconde cliente apprendra que la voisine a été très présente dès avant le mariage de ses parents. Son père aurait épousé sa mère alors qu’il aimait cette autre femme qui est restée dans l’ombre du ménage et de la famille toute sa vie. 

Le génosociogramme ajoute une dimension sociale car, en plus des évènements familiaux, on y inscrit les évènements historiques. Ce sont les guerres, la déportation, l’émigration.. 

Ces outils permettent de s’interroger sur les scénarios dans lesquels nous avons engagé nos descendants et/ou ceux dans lesquels nos ascendants nous ont engagé. 

Certains troubles ou certaines histoires de vie ne s’expliquent que par des évènements traumatiques dans les générations antérieures dont la portée réelle n’est pas connue de celui qui ressent le malaise présent. 

Le travail, à travers le génogramme ou le génosociogramme permet de faire des liens significatifs entre les dates, les âges, les situations, les évènements. 

Élodie ne parvient pas à avoir d’enfant, réparant l’avortement de sa tante. Thérèse replace sa mère dans le couple de ses parents en reprenant le cancer qui est cause de sa mort. 

La représentation graphique évolue au fur et à mesure des séances, au fur et à mesure que l’on peut placer tel évènement. Ce travail qui permet de visualiser ce qui est véhiculé à travers les générations, fait prendre conscience à celui qui l’entreprend que la vie qu’il mène peut être bien à lui, qu’il peut la mener autrement, et que ses choix de vie lui appartiennent en propre. 

2 réactions au sujet de « Le génogramme ou génosociogramme »

  1. Patricia Réponse

    J’apprécie ces schémas du génogramme, mais le c’est dommage qu’il n’y ait pas d’exemple de génosociogramme.. Je n’ai pas bien compris.

  2. Mary Gohin Réponse

    Merci ! Oui je comprends. J’ajouterai un exemple de génosociogramme dans un prochain article. Bonne journée. 

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