Se comparer aux autres

Nous le faisons tous, tous les jours et souvent. Mais, pour certains, cette comparaison à autrui est une destruction lente d’eux mêmes, une perte de l’estime de soi. 

C’est vrai que nous sommes tous pareils, mais c’est vrai aussi que nous sommes tous différents. C’est ce paradoxe que nous devons gérer, dire et accepter. 

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Quand la comparaison est positive, elle rassure. « Il y a des tas de gens qui surmontent cette maladie que l’on vient de m’annoncer. Alors je peux m’en sortir »

Quand la comparaison vient d’autrui, elle agace, énerve et fait naître un sentiment de non reconnaissance. C’est ce qui arrive, par exemple, quand nous racontons à quelqu’un quelque chose de triste ou de préoccupant qui nous arrive et que notre interlocuteur nous répond par une anecdote personnelle similaire ou par le genre de phrase assassine : « ne t’en fais pas, ça passera. » 

Quand la comparaison est négative, elle se transforme en émotions négatives et nous déprime. « Je ne suis pas aussi jolie que les autres, je ne suis pas aussi intelligent, je réussis moins que les autres ». Ces comparaisons nous bloque et nous empêchent d’avancer. Nous faisons le contraire de ce que nous voudrions faire, c’est à dire que nous allons vers la conformité de ce que nous pensons. Si on se trouve moins beau, on fera tout pour l’être. Si on se trouve moins intelligent, on se mettra dans des situations qui le prouve. Si on pense réussir moins bien, on échouera pour valider nos croyances sur nous. 

Nous avons une furieuse tendance qui nous pousse à valoriser le négatif, à donner plus de poids à tout ce qui nous renvoie vers le moins bien, le pire. 

 La comparaison peut être valorisante si et seulement si elle rassure. 

Si, au contraire, cette comparaison vous semble vous détruire, réduire l’estime que vous avez de vous, alors, la première action à faire est de se poser et de réfléchir à ce que vous voulez être vraiment. Cherchez vos valeurs, c’est comprendre ce qui est important pour vous, ce que vous voulez faire de votre vie, la votre, la vraie, pas la vie idéale ou la vie idéalisée d’un être que vous pensez parfait. 

Le danger d’être semblable aux autres est qu’il nous est parfois naturel de penser à la place des autres. L’autre devient l’idéal et notre comparaison est forcément le miroir négatif de ce que nous n’atteindrons jamais. 

Voici une de mes clientes qui vient de divorcer et me consulte pour un travail de deuil qui n’en finit pas de se terminer. Elle me raconte qu’elle est malheureuse et que les autres sont heureux. Le moindre couple rencontré au quotidien la démoralise et la déprime. Elle a idéalisé ce qu’elle a perdu et pense que tous les couples rencontrés sont forcément heureux parce qu’ils sont en couple. Son estime d’elle est très faible et sa préoccupation majeure revient à valider sa croyance bloquante. Vide d’elle même, elle se remplit de l’autre idéal. 

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